Département du Gers
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Période 2

 

Fin XV ème, début XVI ème : Construction de la nef gothique avec chapelles  latérales et voûtes sur croisées d’ogive.

Portail gothique entre le 2ième et le 3ième contrefort de l’ouest à l’est sur la face sud, transporté plus tard à l’ouest.

Dix contreforts saillants.

Le clocher doit dater de cette époque Il ne reste qu’un contrefort est – visiblement l’abside. Un nouveau badigeon recouvre les fresques et l’église entière pour lui donner un « aspect propre et convenable ».

1546 : L’église de PANJAS est à peu près neuve, les fresques ne sont pas mentionnées (preuve de l’existence des badigeons). Ceci est constaté par une commission, ayant pour chef Arnaud CLAVERIA et nommé par l’Archevêque d’AUCH dans le but de rechercher des ressources pour la création et la dotation du collège auscitain, dans les revenus disponibles des paroisses après la construction des églises.

Les habitants de PANJAS auraient voulu garder dîmes et deniers pour construire une chapelle pour procession (probablement chapelle du Planté, dans le domaine des LAURA). Ceci est refusé par la Commission qui affecte 2/3 des fruits décimaux de la fabrique de PANJAS au collège d’AUCH, et le reste devra être employé exclusivement au bien de St-Laurent.

D’où révolte des populations contre CLAVERIA

1550 : Henri, roi de France, confirme les ordonnances précédentes

1563 ; Charles IX les renforce encore par des lettres patentées. PANJAS continue à protester contre l‘autorité diocésaine et royale.

1567 : Nouvel arrêt du Parlement. Jean de MONTVALERIA, curé de PANJAS, refusait les dîmes destinées au collège d’AUCH. Le bénéfice de PANJAS rapportait 257 livres, sur lesquelles il fallait :

100 livres pour 6 prêtres assurant le service des paroissiens

+ 10 livres pour un prédicateur

+ 30 livres pour le luminaire et les réparations.

Les revenus de PANJAS (plus de 1000 livres tournois) profitaient aux chapitres de NOGARO et d’AUCH.

1590 : Les Jésuites prennent a direction du collège d’AUCH et PANJAS est encore inscrit pour 48 livres 3 sols dans l’Etat des Fabriques d’Armagnac, soumises à la redevance.

Guerre de Religion et Ligue – Perte du procès verbal du diocèse d’AUCH.

Le pouillé du diocèse d’AIRE en donne une idée.

1569-70 : Les églises sont pillées et brûlées par les Religionnaires (LIAS, MARGUESTEAU, ESTANG, MAUPAS, MONGUILHEM)

Les prêtres sont massacrés par les Huguenots et par les Calvinistes (AYZIEU, ESTANG).

PANJAS eut un sort analogue.

1572 ; Transfert de la paroisse de St-Jean à St-Laurent, réduite à deux prêtres en 1589.

1590 : Les chanoines de PANJAS vendent ? parts de rachat la dîme de PANJAS au Seigneur Raymond de PARDEILLAN-PANJAS pour 1000 écus (archives de BOUROUILLAN). PANJAS était protégé au sud par un vaste château séparé par des fossés et des remparts, de la petite cité. Le clocher de l’église la défendait à l’ouest.

1626 : Sous Louis XIII, le Sire de LOVISSEGUI est chargé de l’étude préliminaire à la destruction de toutes les fortifications inutiles.

La terre de PANJAS était parallèlement inféodée à BOUROUILLAN et les seigneurs également zélés pour la cause royale et la religion prétendue réformée. Les remparts de PANJAS sont détruits (les cloches demeurent debout) sans doute selon les méthodes employées à EAUZE en 1629.

PANJAS avait deux portes : l’une à l’est, l’autre au midi. Les dernières traces de cette dernière sont encore apparentes contre la maison de la vieille école.

1652 – 1672 : Le service de la paroisse est réduit à son Curé.